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Le témoignage d’un étudiant sur la phobie scolaire
La phobie scolaire peut perdurer même à un âge avancé. Jacques, 21 ans, souffre – dit-il – depuis longtemps de cette affection : Malgré
mes absences répétées, j’ai toujours tenu à ne
pas me mettre en échec scolaire. J’ai voulu
réussir mes études malgré mon handicap. Je
travaillais deux fois plus à la maison. Mon
entourage n’a jamais vraiment compris ma
souffrance, ni les personnes auxquelles je me suis confié. Je me sens à tel point ridicule
lorsque j’en parle que j’ai fini par me taire.
Aujourd’hui, je suis à la fac et j’aimerais suivre
une année complète. Pourtant, je suis obligé
d’inventer de faux prétextes pour justifier mes
absences lors des TP. Ces excuses ne sont en
fait pas acceptées car je ne peux pas les étayer
avec un certificat médical. Ce serait plus facile
si j’avais la grippe ou une maladie quelconque. Comment avouer que j’ai une peur panique en
arrivant devant l’établissement, alors qu’un quart d’heure avant j’étais bien décidé à m’y
rendre ? Il y a une multitude d’autres exemples montrant
le désarroi de ces élèves qui, malgré leur
bonne volonté, sont rattrapés au dernier
moment par cette peur irrationnelle. Il existe
cependant des prises en charge d’ordre médicamenteux
(antidépresseurs), psychologique
(désensibilisation), psychanalytique (recherche
du sens).
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