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Le jeu de la balle
pour éveiller nos tout-petits
À une époque où il semblerait que nos
enfants soient devenus particulièrement
exigeants, la balle reste le jouet d’éveil
par excellence.
De la pelote de laine, en passant par ces petites
sphères faites de son à l’intérieur qu’une
peau recouvre à l’extérieur, sur toute sa surface,
ce jeu connaît de multiples déclinaisons. Il faut
souligner que dès l’Antiquité, ce globe symbolise la
vie, la sérénité, la vitalité, l’amour même !
Un lien singulier
Des neuf mois passés dans le ventre de la mère, l’inconscient garde la mémoire d’une rondeur enveloppante et rassurante. À la naissance, les contours du sein – repérés grâce à l’olfactif – seront un premier lien sécurisant. Tout objet rond, et une petite balle en particulier, permettra au tout-petit de se détacher de sa mère en douceur. La distance sera apprivoisée progressivement sans inquiétude, d’autant que ce jouet lancé par l’enfant sera relancé par maman. Ces allers-retours familiarisent le petit d’Homme avec la notion de séparation : quand la mère part, ce n’est pas définitif. Après être partie de la pièce, elle revient… comme la balle.
Progresser
Jouer à la balle ou au ballon, un peu plus grand,
indépendamment du bonheur procuré, présente un
atout majeur : courir après cette merveilleuse boule
fortifie et ouvre déjà sur le monde. La Terre ne tourne-
t-elle pas ? Les petites jambes se mettent en
action et comme le souligne Chantal Calatayud,
psychanalyste et auteur, il y a déjà là un avant-goût
d’autonomie : fixé sur son objectif, l’enfant avance
presque seul au monde. Toutes ses petites forces sont rassemblées, il se concentre, en ne perdant pas
de vue d’où il vient…
Un avant-goût de sport
Si le football attire autant dès l’école primaire (parfois
même avant), son succès repose aussi sur ce
souvenir du paradis perdu (la gestation) et, de fait,
sur ce besoin inné de garder un contact physique
avec un élément sphérique. La Fédération Française
de Football a d’ailleurs créé et développé des groupes
d’éveil et d’initiation destinés aux filles et garçons,
du cours préparatoire à l’entrée en sixième.
D’autres sports se pratiquent avec un ballon ou une
balle. C’est le cas du basket qui date de 1892 et qui
vient d’Amérique. Le baby-basket s’adresse aussi
bien au genre féminin que masculin dès l’âge de 5
ans. Il pourra être suivi du mini-basket de 8 à 12 ans,
sur un vrai terrain bénéficiant d’une hauteur de panier
correspondant à cette tranche d’âge. De quoi
développer évaluation et habileté. Quant au tennis,
il booste l’esprit de compétition, mobilise les bons
réflexes et l’observation de l’adversaire. Les professeurs
le conseillent à partir de 7 ans.
Quoi qu’il en soit, on constate combien une simple
petite balle guide vers l’assurance, reliant à une
sphère encore plus grande : l’Univers et ses habitants.
Alors que ce jouet précieux offre l’énorme
avantage d’être accessible à toutes les bourses, imaginons
ce qu’il nous a apporté à nous, les « grands »,
depuis sa découverte. Pensons aux qualités qu’il
nous a permis de mettre en oeuvre. Repensons à
notre propre enfance, fiers d’être arrivés à jongler
avec deux balles, puis trois… Une vraie préparation
mentale positive puisque de toute façon, nous apprendrons
ainsi que la roue finit toujours par tourner !
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